Histoires extraordinaires Cette semaine chez UGC
Au programme des sorties du 10 août : un clash en milieu scolaire, le nouvel opus des aventures du pirate Monkey D. Luffy et un curieuse menace extraterrestre…
Sam Mendes Après la guerre, l’amour
Le réalisateur de Skyfall (2012) et 1917 (2020) revient à ses premiers amours avec Empire of Light, un film romantique qui célèbre la puissance du cinéma.
Chronique d'une liaison passagère Une bande-annonce romantique
La comédie romantique d’Emmanuel Mouret (Les choses dit, les choses qu’on fait), en salles le 14 septembre, se dévoile dans une bande-annonce pleine de légèreté.
Nope Un terrifiant western galactique
Le réalisateur afro-américain Jordan Peele (Get Out) fait fort avec ce film de science-fiction inclassable, entre western crépusculaire et invasion extraterrestre. Le film bat actuellement des records d’entrées aux États-Unis, où il s’est hissé à la première place du podium dès son premier week-end en salles.
La Très très grande classe Rencontre avec Melha Bedia
Humoriste au début de carrière prometteur, Melha Bedia a de qui tenir puisqu’elle est la sœur de l’illustre Ramzy. Révélée sur scène puis au cinéma dans des projets personnels (Forte), cette nouvelle figure de la comédie à la française impose son talent dans La Très très grande classe, un film où elle varie les registres avec brio. 
Une bonne dose de rires À la rentrée chez UGC
Après l’été et son florilège de films rafraîchissants, la rentrée cinéma se dessine d’ores et déjà avec des films particulièrement attendus, et dans tous les registres. Pour vous aider à y voir plus clair, voici une sélection de 11 films parmi les plus prometteurs de la rentrée. À vos agendas !
Oscars 2023 Decision to leave représentera la Corée du Sud
Le long-métrage de Park Chan-wook (Mademoiselle), toujours en salles, explore la relation entre un inspecteur de police et la suspecte d’une affaire de meurtre.
Trois mille ans à t'attendre Une épopée de génie
Le retour tant attendu de George Miller, absent des écrans depuis la sortie de Mad Max : Fury Road en 2015, est proche ! Au programme : mystères, légendes et une inventivité visuelle toujours au rendez-vous.
Tout le monde aime Jeanne Une bande-annonce décalée
La comédie pas comme les autres de Céline Devaux, avec Blanche Gardin et Laurent Lafitte, s’offre une première bande-annonce fantasque. En salles dès le 7 septembre !
Ethan Coen Des nouvelles de son prochain film
Après cinq ans d’absence, Ethan Coen reprend du service derrière la caméra pour son premier long-métrage en solo. Au programme ? Une star de Once Upon a Time in Hollywood au casting, et une intrigue mystérieuse…
Jeanne du Barry Ça tourne pour Maïwenn
La réalisatrice de Mon Roi (2015) et Johnny Depp seront les têtes d’affiche de ce film historique, dont le tournage vient tout juste de débuter à Paris.
Le Menu Une exquise bande-annonce
Le nouveau long-métrage du réalisateur Mark Mylod (Succession, Game of Thrones), en salles le 23 novembre prochain, se dévoile dans une généreuse bande-annonce. On en redemande !
Trois mille ans à t'attendre
Une épopée de génie
Le retour tant attendu de George Miller, absent des écrans depuis la sortie de Mad Max : Fury Road en 2015, est proche ! Au programme : mystères, légendes et une inventivit...
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Il y a 1 jour Coulisses
Chronique d'une liaison passagère
Une bande-annonce romantique
La comédie romantique d’Emmanuel Mouret (Les choses dit, les choses qu’on fait), en salles le 14 septembre, se dévoile dans une bande-annonce pleine de légèreté.
La comédie romantique d’Emmanuel Mouret (Les choses dit, les choses qu’on fait), en salles le 14 septembre, se dévoile dans une bande-annonce pleine de légèreté.
Il y a 1 jour Coulisses
Oscars 2023
Decision to leave représentera la Corée du Sud
Le long-métrage de Park Chan-wook (Mademoiselle), toujours en salles, explore la relation entre un inspecteur de police et la suspecte d’une affaire de meurtre.
Le long-métrage de Park Chan-wook (Mademoiselle), toujours en salles, explore la relation entre un inspecteur de police et la suspecte d’une affaire de meurtre.
Il y a 1 jour Toujours à l'affiche
Jeanne du Barry
Ça tourne pour Maïwenn
La réalisatrice de Mon Roi (2015) et Johnny Depp seront les têtes d’affiche de ce film historique, dont le tournage vient tout juste de débuter à Paris.
La réalisatrice de Mon Roi (2015) et Johnny Depp seront les têtes d’affiche de ce film historique, dont le tournage vient tout juste de débuter à Paris.
Il y a 2 jours Coulisses
Sam Mendes
Après la guerre, l’amour
Le réalisateur de Skyfall (2012) et 1917 (2020) revient à ses premiers amours avec Empire of Light, un film romantique qui célèbre la puissance du cinéma.
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Il y a 2 jours Coulisses
Le Menu
Une exquise bande-annonce
Le nouveau long-métrage du réalisateur Mark Mylod (Succession, Game of Thrones), en salles le 23 novembre prochain, se dévoile dans une généreuse bande-annonce. On en redem...
Le nouveau long-métrage du réalisateur Mark Mylod (Succession, Game of Thrones), en salles le 23 novembre prochain, se dévoile dans une généreuse bande-annonce. On en redem...
Il y a 2 jours Coulisses

TROMPERIE
Léa Seydoux se livre

Troublante heroïne du nouveau film d’Arnaud Desplechin (Rois et Reine), l’actrice fait connaître à son personnage une rare constellation d’émotions. Toujours sur le fil, entre bonheur intense et mélancolie fugace, la femme qu’elle incarne résonne avec ses propres réflexions, comme avec l’attention inouïe qu’elle porte aux mots et sentiments. Entretien intime.

Troublante heroïne du nouveau film d’Arnaud Desplechin (Rois et Reine), l’actrice fait connaître à son personnage une rare constellation d’émotions. Toujours sur le fil, entre bonheur intense et mélancolie fugace, la femme qu’elle incarne résonne avec ses propres réflexions, comme avec l’attention inouïe qu’elle porte aux mots et sentiments. Entretien intime.

TROMPERIE - Léa Seydoux se livre - ILLIMITÉ

Vous retrouvez Arnaud Desplechin après Roubaix, une lumière. Vous êtes-vous engagée avec une grande assurance sur ce tournage ou, au contraire, une certaine fébrilité à l’idée d’être plongée dans un univers tout autre ?

Léa Seydoux : J’avais adoré tourner avec Arnaud sur Roubaix, une lumière alors quand il m’a proposé de faire ce film, j’y suis allée avec énormément d’enthousiasme. En plus, il y avait eu le premier confinement, une espèce de tristesse flottait dans l’air, tout était un peu à l’arrêt… Nous avons été très chanceux car le film s’est fait avec une facilité incroyable, à un moment de creux d’épidémie. Nous l’avons tourné en très peu de temps, avec très peu de décors. Quand je travaille avec Arnaud, j’ai le sentiment qu’il allume un feu en moi, il parvient vraiment à galvaniser son équipe.

Il s’agit pourtant d’un film « confiné » où tout se déroule en intérieur…

Comme on explore une histoire d’amour adultérine, il s’agit pour les deux personnages de se retrouver ; ils n’ont donc pas vraiment de lien avec le monde extérieur. On se concentre sur ce qui découle de la friction entre eux, à savoir leur relation. En soi, il n’y a pas d’histoire, il ne se passe rien. Je trouve que les sujets les plus forts au cinéma résident souvent dans les histoires les plus simples. Ici, il s’agit d’une affaire de sentiments, c’est tout. On découvre des moments volés de leur existence et c’est ce qui est beau. D’ailleurs, c’est dans ces instants suspendus que triomphe le rapport amoureux. Il est ce qu’il est, émaillé de sentiments, sans jugement sur le fait de tromper. L’auteur et mon personnage acceptent leur condition d’infidèle, ce qui permet une certaine équité entre eux. J’ai aimé ce couple, j’y ai cru.

Arnaud Desplechin dit qu’il a écrit le film pour vous…

C’est très flatteur. À la lecture du scenario, tout m’est apparu comme limpide.

Il y a quelque chose d’enfantin dans votre jeu, une présence totale.

Sur un plateau, on est toujours comme un enfant qui joue et ici, le plus enfant de tous, c’est Arnaud. Cette enfance-là m’apporte beaucoup de joie. Arnaud est doté d’une grande intelligence ; c’est un vrai passionné qui vit pour le cinéma. Il est très agréable d’évoluer aux côtés d’une personne aussi inspirée. Et puis, il nous emporte dans son énergie.

Votre personnage oscille entre de grandes vagues de mélancolie et une joie intense. Elle dit à un moment « J’éprouve un besoin tellement impérieux de solitude »…

Je me suis beaucoup identifiée à ce personnage. Comme tous les acteurs, je crois, je me raconte à travers mes films, il y a toujours des choses dans lesquelles je me reconnais. C’est une couleur, c’est un fragment de moi…

Votre personnage dit « Sans revenus, on n’a pas de dignité », ce qui fait penser à Virginia Woolf qui écrit dans Une Chambre à soi qu’une femme a besoin « d’avoir cinq cents livres de rente et une chambre dont la porte est pourvue d’une serrure » pour trouver une indépendance.

Il est certain que si l’on est marié à un homme dont on est dépendante en termes financiers, on se trouve un peu enfermée dans une condition. La relation qu’entretient mon personnage avec son amant est un espace de liberté qui lui permet de se révéler à elle-même. Au début du film, elle évoque le fait d’être la muse d’un écrivain reconnu, de l’inspirer. Tout d’un coup, ça lui donne une fonction, elle se sent exister par ce biais, qui est autre que celui qui la lie à son mari, qui fait d’elle une femme et mère au foyer. Il y a une phrase d’André Breton qui dit « L’amour, c’est quand on rencontre quelqu’un qui vous donne de vos nouvelles ». Je trouve ça assez beau, assez juste, et je pense que c’est exactement ce que fait mon personnage.

Elle parle beaucoup, laisse libre court à ses pensées. On sent un grand plaisir à manier les mots, à trouver les bons termes…

Je cherche toujours le mot précis quand je m’exprime. Tromperie est un film très intelligent qui a véritablement le goût des mots, le plaisir que l’on éprouve face à la richesse de la langue. Les joutes verbales auxquelles s’adonnent les personnages sont assez euphorisantes.  Il faut dire que le texte de Philip Roth « donne envie d’avoir envie », comme dirait Johnny (rires).

« Je cherche toujours le mot précis quand je m’exprime. Tromperie est un film très intelligent qui a véritablement le goût des mots »

Quel partenaire de jeu a été Denis Podalydès, dont le personnage peut être sec et provocateur ?

Il a été fantastique. C’est un acteur qui offre un ancrage, quelque chose de solide, ce qui m’a permis d’être plus fragile, d’être l’élément plus tangent du duo.

Quels sont vos prochains projets ?

Je m’apprête à tourner avec Bertrand Bonello en avril. Il s’agit d’une histoire d’amour qui se déroule à trois époques différentes (La Bête, Ndlr).

Quelle spectatrice de cinéma êtes-vous ?

J’ai véritablement l’appel de la salle. Au cinéma, on est au rendez-vous, alors que chez soi on est distrait par un coup de fil, on consulte son portable ; ce n’est pas la même concentration. Le cinéma, c’est un lieu sacré.

Visuel de couverture : Copyright Shanna Besson – Why Not Productions_R

TROMPERIE
En salles le
29 décembre 2021