Chassé-croisé des sorties Cette semaine chez UGC
Au programme des sorties du 27 juillet : la version boule de poils de la Justice League, une retraite au soleil pour Tim Roth, une chronique familiale italienne et une enquête coup de poing sur la réalité du camp d’Auschwitz.
La très très grande classe La rentrée des clashs
Melha Bedia et Audrey Fleurot se retrouvent dans la nouvelle comédie de Frédéric Quiring (Ma Reum, sales gosses). Une fantaisie estivale qui vous donnera (presque) envie de retourner à l’école !
Krypto et les super-animaux 3 raisons de les adopter
Mercredi sort en salle Krypto & les Super-Animaux, un film d’animation énergique et attachant, qui fait de nos animaux de compagnie… des super-héros ! Avis aux inconditionnels de l’univers DC et aux fans de boules de poils, voilà un film qui a du chien !
Sundown Requiem à Acapulco
Le sulfureux réalisateur mexicain Michel Franco (Después de Lucía) s’entoure des géniaux Tim Roth et Charlotte Gainsbourg dans un thriller atmosphérique sur les plages d’Acapulco, une ville où la mort s’immisce jusque dans l’eau turquoise et les hôtels de luxe.
Les Enfants des autres Une bande-annonce attachante
Le cinquième long-métrage de la réalisatrice Rebecca Zlotowski, en salles le 21 septembre, se dévoile dans une bande-annonce où règne en maître la grâce naturelle de Virginie Efira.
Marcel ! Un poème italien
Révélée en 2001 dans La Chambre du Fils de Nanni Moretti, l’actrice et désormais réalisatrice Jasmine Trinca signe une chronique familiale portée par l’incontournable Alba Rohrwacher, autour de l’étrange trio formé par une mère artiste, sa fille… et leur chien.
Les quatre fantastiques Un acteur de The Office au casting ?
John Krasinski (Sans un bruit) pourrait bien intégrer le casting du reboot de la franchise culte, et ainsi devenir le nouveau Reed Richards, aka Mr Fantastic.
Rodéo Une bande-annonce brûlante
Le premier long-métrage de la réalisatrice Lola Quivoron, en salles le 7 septembre, se dévoile dans une bande-annonce qui met à l’honneur l’odeur du caoutchouc sur l’asphalte.
Ben Affleck Batman, le retour
L’acteur américain, dernièrement à l’affiche du Dernier Duel (2021) de Ridley Scott, va renfiler le costume de Batman pour Aquaman and the Last Kingdom de James Wan.
Roschdy Zem Derrière la caméra
Trois ans après Persona non grata, l’acteur/réalisateur est de retour avec un sixième long-métrage, Les Miens, dans lequel il donne la réplique à Maïwenn (ADN) et Sami Bouajila (Un fils).
Oppenheimer Un teaser événement
Attendu pour l’été 2023, le film-événement de Christopher Nolan se dévoile dans un premier teaser aussi court qu’explosif.
The Whale La première image est tombée
Chez Darren Aronofsky (Mother !), la star de la cultissime trilogie La Momie (1999-2008), Brendan Fraser, incarne un homme souffrant d’obésité morbide désireux de retrouver sa fille.
Donjons & Dragons Une bande-annonce épique
La seconde adaptation au cinéma du jeu de rôle mythique, créé en 1970 par Gary Gygax et Dave Arneson, s’offre une première bande-annonce qui devrait ravir les fans de la première heure.
Bullet Train Combats à grande vitesse
Le mois d’août démarre sur les chapeaux de roue avec la sortie de Bullet Train, un film d’action nerveux et déjanté, qui prend place à bord du train le plus rapide du monde… En voiture !
Avengers : The Kang Dynasty Des nouvelles du MCU
La dernière édition du San Diego Comic Con a été l’occasion pour Marvel de dévoiler ses plans concernant le futur du Marvel Cinematic Universe. Dites au revoir à la phase 4, et bienvenue aux phases 5 et 6 !
Black Panther : Wakanda Forever Une bande-annonce rugissante
Annoncé depuis la sortie du premier volet en 2018, et maintes fois repoussé à la suite du décès soudain du regretté Chadwick Boseman puis de la pandémie de Covid-19, Black Panther : Wakanda Forever se dévoile dans une première bande-annonce.
La Très très grande classe
Rencontre avec Melha Bedia
Humoriste au début de carrière prometteur, Melha Bedia a de qui tenir puisqu’elle est la sœur de l’illustre Ramzy. Révélée sur scène puis au cinéma dans des projets personn...
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Il y a 2 heures Coulisses
En août chez UGC
5 films à voir entre amis
Qui a dit qu’été ne rimait pas avec cinéma ? Que vous reveniez de la plage ou d’une après-midi en ville entre amis, il est encore possible de se rafraîchir dans les salles ...
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Il y a 3 jours Coulisses
Vesper Chronicles
Une aventure futuriste
En salles le 17 août prochain, Vesper Chronicles fait d’une adolescente avec un talent particulier pour la modification génétique, un symbole d’espoir pour une humanité con...
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Il y a 3 jours Coulisses
Été éclectique
Dimanches culte chez UGC
Le dimanche chez UGC, c’est soirée culte ! Au programme de la sélection d’août : l’un des meilleurs films de la saga Batman, les tribulations d’une héroïne so british, une ...
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Il y a 4 jours Coulisses
À la rentrée chez UGC
Du drame en pagaille
Après l’été et son florilège de films rafraîchissants, la rentrée cinéma se dessine d’ores et déjà avec des films particulièrement attendus. Le cinéma français s’impose à n...
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Il y a 4 jours Coulisses
Août en famille
Les films à ne pas louper
Pour partager un moment d’émerveillement estival en famille, rien de tel qu’une salle obscure et un grand écran ! Voici une sélection de quelques pépites à ne pas manquer e...
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Il y a 5 jours Coulisses

MADELEINE COLLINS
Virginie Efira en interview exclusive

Son visage est de tous les plans, comme si Antoine Barraud, le réalisateur, avait voulu saisir les mille identités qu’elle recèle. Virginie Efira, toujours plus épatante dans son jeu sobre et précis, donne à Madeleine Collins un délicieux sens du vertige. Rencontre avec une actrice en perpétuel questionnement.

Son visage est de tous les plans, comme si Antoine Barraud, le réalisateur, avait voulu saisir les mille identités qu’elle recèle. Virginie Efira, toujours plus épatante dans son jeu sobre et précis, donne à Madeleine Collins un délicieux sens du vertige. Rencontre avec une actrice en perpétuel questionnement.

MADELEINE COLLINS - Virginie Efira en interview exclusive - ILLIMITÉ

Madeleine Collins est un film qui interroge beaucoup l’identité, la duplicité, les rôles que l’on se donne. Quelles ont été vos réactions à la lecture du scénario ?

Virginie Efira : Je l’ai trouvé brillant ! Il correspondait à un genre que j’aime beaucoup et que je ne vois pas si souvent dans le paysage du cinéma français, c’est à dire à la fois une structure narrative où chaque scène ajoute un élément et une forme de suspense au récit, puis quelque chose de métaphysique au-delà, dans le cas présent une réflexion sur l’identité sociale du couple, sur l’existence fantasmée ou non de l’intimité réelle.

En lisant le scénario, je me suis demandé comment ces deux vies étaient possibles, surtout pour une femme, pas tellement d’un point de vue psychologique mais plus sur la question de la dissimulation d’une double maternité. Qu’est ce que le personnage cherche exactement ? Je trouvais la tension extrêmement bien maîtrisée. Se développait aussi un questionnement sur la façon dont on fait pénétrer de la fiction dans sa propre existence. L’identité réelle existe-t-elle ? Est-ce que tout n’est pas qu’identité sociale ? Le texte posait plein de questions, ce qui était très excitant, et le rôle me tendait plein de masques à porter.

Comment avez-vous travaillé le personnage avec Antoine Barraud ?

Antoine m’a laissée assez libre. Au départ, je voulais Judith/Margot très forte, exaltée. Certes, on peut la regarder d’un point de vue pathologique, dans une sorte de schizophrénie, mais j’avais envie qu’elle soit pleine de vitalité, qu’elle ait réussi à conserver ce secret, à ne pas se déterminer d’une seule manière, à – peut-être – avoir des sexualités différentes, des façons variées d’aimer ses enfants, les hommes, à pouvoir affronter sa mère et ses bassesses, parce qu’elle sait qu’elle a une force ailleurs. Je voulais que le personnage se fissure peu à peu, explose à un moment.

Plus par les effets de réalisation que par le jeu, on sent une certaine bizarrerie chez elle au départ mais elle demeure en parfaite maîtrise. Il y avait une forme d’exaltation dans le fait d’être à l’aise avec le mensonge, la non-culpabilité. Antoine la voyait comme quelqu’un qui donne à chacun. Elle remplit les requêtes des uns et des autres d’amour, sans pour autant totalement s’y fondre, tout en allant à différents endroits. C’est lorsque ces lignes de fiction et de réalité se rejoignent, que les gens ont besoin de savoir à qui ils parlent exactement, qu’elle perd pied.

De quelles œuvres vous êtes-vous inspirée pour la façonner ?

Je me souviens qu’Antoine Barraud m’a fait regarder Birth, un film vraiment magistral (de Jonathan Glazer, Ndlr) avec Nicole Kidman. Il y a une atmosphère particulière dans la scène où Kidman regarde un spectacle à l’opéra, dans son appartement très ouaté et dans le rapport à l’enfant… Je crois que pour un acteur, reste toujours à l’écran des choses qu’il a observé chez d’autres personnes, pas tellement dans l’idée de recopier mais dans celle de se nourrir de son imaginaire, d’expériences vécues, de choses vues, d’autres fictions donc.

Il y a quelque chose du thriller hitchcockien dans ce film avec une construction qui se déroule en escargot et un chignon qui rappelle les héroïnes tragiques du cinéaste.

Quand je pense à Vertigo, il y a en effet le chignon mais c’est aussi un film qui traite de l’illusion : est-ce qu’on aime l’image qu’on projette d’une femme ou bien réellement elle ? Il y a également quelque chose de Tippi Hedren, que j’aime vraiment beaucoup. Elle a une sorte de nervosité très rentrée. Peut-être qu’Antoine cherchait un physique un peu lisse, un peu doux pour amener une tension plus forte justement. Peu importe son nom, mon personnage a une douceur de base, ce qui est chouette parce que ces derniers temps, j’ai interprété beaucoup de filles qui étaient bord- cadre.  Cela dit, j’adore les actrices comme Adjani qui ont quelque chose en elle de base. Elle a tout sauf un physique passe partout, elle projette déjà de la fiction en tant que telle. J’ai l’impression que mon physique, disons plus banal, est intéressant aussi parce qu’il permet une plus grande dissimulation. On ne pourrait pas imaginer que ça vrille…

« Je voulais que le personnage se fissure peu à peu, explose à un moment. ».

Mentir, est-ce se libérer ?

C’est chiant d’avoir une seule vie, ne pas pouvoir arpenter d’autres chemins. Le film s’offre à nous par différents prismes, mais s’y montre notamment le premier enfermement qui est celui de la structure familiale. On s’imagine devoir correspondre à une certaine norme en tant que mère, en tant qu’épouse, et peut-être qu’alors émerge l’importance d’avoir un secret, d’inscrire une part de fiction en soi. J’ai imaginé le personnage comme quelqu’un qui se sentait très fort de la possession de ses doubles ou triples existences. Ce qui est très touchant, c’est qu’elle se les racontent presque pour elle-même, comme si elle se disait « Et ce personnage-là, où pourrait-il m’emmener ? », « Si je fais ça, qu’est ce que ça provoque ? ».

C’est chouette d’arriver tout d’un coup à élargir un peu le cadre. C’est en provoquant des choses, en cherchant de l’inédit, qu’autre chose se passe. Peut-être que pour elle, dans ces longues répétitions amenées par l’existence, le fait de répondre aux désirs de ses enfants, de son mari, il y a une envie d’espace.  Il y a cette idée aussi que se raconter des histoires, qu’être dans le récit de soi, se choisir un nom de personnage amène à une fiction qu’on peut décider de vivre, qui nous mènerait vers d’autres chemins que celui qui nous semble être premier. C’est comme si on avait le stylo en main pour raconter les choses alors que d’ordinaire on a l’impression de ne pas l’avoir.

Le personnage travaille comme traductrice. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

J’avais l’image de Kristen Stewart assise par terre dans le train, dans Sils Maria d’Olivier Assayas. Je voyais cette espèce d’aisance, le fait de passer d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre. Parler dans une autre langue, c’est une forme de réinvention de soi ; on est dans une autre vitesse, dans une autre manière d’assembler les idées.

Qu’est-ce que vous évoque ce nom, Madeleine Collins ?

Je trouve que ça fait vraiment nom d’héroïne, que ça engage déjà la fiction. Madeleine Collins, c’est une proposition de voyage…

Visuel de couverture : Virginie Efira | Copyright Paname Distribution / UFO 

MADELEINE COLLINS
En salles le
22 décembre 2021