Fête du cinéma 10 films à voir dans les cinémas UGC
Alors que les grandes vacances approchent, le cinéma marque le coup avec la traditionnelle fête du cinéma ! Pendant 4 jours, du dimanche 3 au mercredi 6 juillet, tous les films sont à 4 euros la place, dans toutes les salles. Et pour en profiter au maximum, on vous a concocté une liste des films à aller découvrir dans les cinémas UGC !
Ducobu Président La lutte des classes
Pour ce quatrième opus Élie Semoun renfile la casquette de réalisateur pour un film haut en couleur.
Peter von Kant Rencontre avec François Ozon
Dans une flamboyance qui renoue avec ses premiers films, François Ozon rend un vibrant hommage au mythique cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder et à son œuvre baroque. Il fait ainsi appel aux immenses Denis Ménochet et Isabelle Adjani pour livrer sa version d’une histoire qui n’a rien perdu de son actualité… Entretien inédit avec un maestro aussi prolifique qu’inspiré.
Voyages, voyages À l’affiche cette semaine chez UGC
C’est déjà l’été, les vacances approchent et le cinéma l’a bien compris ! Au programme des sorties de la semaine du 29 juin : un voyage délirant en compagnie de Jérôme Commandeur, un road-trip au Cap Ferret, une virée en bateau avec Alban Ivanov et Audrey Pirault, et bien d’autres surprises…
Irréductible Rencontre avec Jérôme Commandeur
Humoriste au long cours et acteur impertinent, Jérôme Commandeur signe son premier long métrage en solo après Ma famille t’adore déjà ! en 2016, une savoureuse satire de l’administration française récompensée au dernier Festival de l’Alpe d’Huez. L’occasion idéale pour en discuter avec l’acteur-réalisateur, jamais à court de gags.
Les Minions 2 : Il était une fois Gru 5 raisons de partir à l’aventure
Mercredi sort en salle le deuxième volet de la saga Les Minions, préquelle de la trilogie Moi, moche et méchant créée en 2010 par Pierre Coffin et Chris Renaud sous la houlette d’Illumination Entertainment. Un rendez-vous sur grand écran à ne pas manquer pour les inconditionnels de ces petites créatures jaunes attachantes.
L'Année du Requin Une bande-annonce estivale
Le nouveau film des frères réalisateurs Ludovic et Zoran Boukherma (Teddy) se dévoile dans une bande-annonce qui fleure bon l’été, l’air marin, la crème solaire et…l’hémoglobine.
La Traversée Une drôle de croisière
Alban Ivanov et Lucien Jean-Baptiste embarquent pour une folle traversée avec des adolescents en difficulté. Au programme : des boules de nerfs au tempérament de feu, des engueulades mémorables mais aussi des fous rires et des rencontres gravées à jamais.
En roue libre Marina Foïs et Benjamin Voisin sur la banquette
Rencontre au sommet avec deux acteurs phares du cinéma français, rois de l’absurde dans le premier long métrage de Didier Barcelo. Dans ce road movie décoiffant, ils campent deux inadaptés sociaux qui vont se sauver mutuellement d’une routine mortelle.
Ethan Hawke et Pedro Pascal Réunis chez Pedro Almodóvar
Après La Voix Humaine, brûlante adaptation de la pièce éponyme de Jean Cocteau portée par Tilda Swinton, le cinéaste madrilène confirme son amour pour le format court avec Strange Way of Life.
Arthur : Malédiction Terrifiante nostalgie
Produit, écrit par Luc Besson et réalisé par Barthélémy Grossmann, Arthur : Malédiction se saisit de la tendance de l’urbex (l’exploration de lieux abandonnés) pour composer un récit horrifique inspiré de l’univers de la trilogie Arthur et les Minimoys.
Leila et ses frères Une bande-annonce révoltée
Après l’excellent La Loi de Téhéran (2021), thriller de haute volée sur les affres de la drogue en Iran, Saeed Roustaee est de retour avec Leïla et ses frères, sélectionné en compétition du 75e Festival de Cannes.
Decision to leave Les femmes fatales au cinéma
Mercredi sort en salle Decision to Leave, dernier cru du cinéaste coréen Park Chan-wook. Après l’intrigue retorse et sensuelle de Mademoiselle (2016), le réalisateur s’intéresse ici à la relation ambiguë qui se noue entre un inspecteur de police et la principale suspecte d’une affaire de meurtre. L’occasion de revenir sur cinq films qui célèbrent et mythifient la figure de la femme fatale au cinéma.
Krypto et les super-animaux Une bande-annonce qui a du chien
Le pendant animal de la ligue de super-héros DC se dévoile dans une bande-annonce amusante et pleine de rebondissements.
All you need is love Dimanches culte chez UGC
Le dimanche chez UGC, c’est soirée culte ! Au programme de la sélection de juillet : une romance explosive, un délicieux conte de fée moderne, le dernier chapitre d’une saga culte, un voyage inoubliable et une enquête passionnante.
Peter von Kant
Rencontre avec François Ozon
Dans une flamboyance qui renoue avec ses premiers films, François Ozon rend un vibrant hommage au mythique cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder et à son œuvre baroque...
Dans une flamboyance qui renoue avec ses premiers films, François Ozon rend un vibrant hommage au mythique cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder et à son œuvre baroque...
Il y a 2 heures Coulisses
Leila et ses frères
Une bande-annonce révoltée
Après l’excellent La Loi de Téhéran (2021), thriller de haute volée sur les affres de la drogue en Iran, Saeed Roustaee est de retour avec Leïla et ses frères, sélectionné ...
Après l’excellent La Loi de Téhéran (2021), thriller de haute volée sur les affres de la drogue en Iran, Saeed Roustaee est de retour avec Leïla et ses frères, sélectionné ...
Il y a 5 heures Coulisses
Les Minions 2 : Il était une fois Gru
5 raisons de partir à l’aventure
Mercredi sort en salle le deuxième volet de la saga Les Minions, préquelle de la trilogie Moi, moche et méchant créée en 2010 par Pierre Coffin et Chris Renaud sous la houl...
Mercredi sort en salle le deuxième volet de la saga Les Minions, préquelle de la trilogie Moi, moche et méchant créée en 2010 par Pierre Coffin et Chris Renaud sous la houl...
Il y a 5 heures Coulisses
Ducobu Président
La lutte des classes
Pour ce quatrième opus Élie Semoun renfile la casquette de réalisateur pour un film haut en couleur.
Pour ce quatrième opus Élie Semoun renfile la casquette de réalisateur pour un film haut en couleur.
Il y a 2 jours Coulisses
All you need is love
Dimanches culte chez UGC
Le dimanche chez UGC, c’est soirée culte ! Au programme de la sélection de juillet : une romance explosive, un délicieux conte de fée moderne, le dernier chapitre d’une sag...
Le dimanche chez UGC, c’est soirée culte ! Au programme de la sélection de juillet : une romance explosive, un délicieux conte de fée moderne, le dernier chapitre d’une sag...
Il y a 3 jours Coulisses
L'Année du Requin
Une bande-annonce estivale
Le nouveau film des frères réalisateurs Ludovic et Zoran Boukherma (Teddy) se dévoile dans une bande-annonce qui fleure bon l’été, l’air marin, la crème solaire et…l’hémogl...
Le nouveau film des frères réalisateurs Ludovic et Zoran Boukherma (Teddy) se dévoile dans une bande-annonce qui fleure bon l’été, l’air marin, la crème solaire et…l’hémogl...
Il y a 3 jours Coulisses

Les Goûts et les couleurs
Rencontre avec Rebecca Marder

Après le culte Le Nom des gens (2010), Michel Leclerc revient à la comédie romantique sur fond de disparités sociales et culturelles. Surtout, il rend un hommage caustique aux musiciens d’hier et d’aujourd’hui à travers le portrait fou d’une jeune chanteuse en pleine crise existentielle. Rencontre avec sa formidable interprète, la révélation Rebecca Marder.

Après le culte Le Nom des gens (2010), Michel Leclerc revient à la comédie romantique sur fond de disparités sociales et culturelles. Surtout, il rend un hommage caustique aux musiciens d’hier et d’aujourd’hui à travers le portrait fou d’une jeune chanteuse en pleine crise existentielle. Rencontre avec sa formidable interprète, la révélation Rebecca Marder.

Les Goûts et les couleurs - Rencontre avec Rebecca Marder

Marcia (Rebecca Marder), jeune chanteuse aux premiers succès prometteurs, se lance dans un album enregistré avec une icône de la musique des années 1970 prénommée Daredjane (Judith Chemla). Hélas, l’idole disparaît et l’album pourrait bien rester dans les tiroirs. Sauf si Marcia parvient à convaincre l’ayant-droit de Daredjane, Anthony (Félix Moati). Entre le bon et le mauvais goût, le populaire et le chic, la sincérité et le mensonge, leurs deux mondes s’affrontent… mais les sentiments, eux, ne trichent pas.

QU’EST-CE QUI VOUS A POUSSÉ EN PREMIER À ACCEPTER LA PROPOSITION DE MICHEL LECLERC ?

Rebecca Marder : Avant tout pour l’univers de Michel [Leclerc], car j’avais vu certains de ses films. Je n’avais pas encore lu le scénario lorsque j’ai passé une audition jouée et chantée, mais en le lisant j’ai eu un petit mouvement de recul. Je trouvais le personnage de Marcia trop antipathique. C’est vrai : elle balance leurs quatre vérités aux gens, elle se sent investie d’une mission, etc. C’est en discutant avec Michel que je l’ai comprise. Il m’a expliqué que Marcia était sans filtre précisément parce qu’elle n’est pas cynique ! C’est ce besoin de rester authentique qui la rend parfois abrupte. C’est aussi ce que j’aime dans les films de Michel : l’absence de cynisme. Quelque part, Marcia lui ressemble un peu ; c’est une jeune femme qui a du mal à vivre avec son temps, lequel est plutôt au zapping à tout va…

LA THÉMATIQUE FÉTICHE DE MICHEL LECLERC EST LA LUTTE DES CLASSES. OÙ SE JOUE-T-ELLE ICI ?

Dans la rencontre entre une jeune chanteuse parisienne et un placier sur les marchés qui vit à Bures-sur-Yvettes ! Anthony est aux antipodes du parisianisme, bien qu’il ait une tante chanteuse ; lui, il aime la musique qu’on dit plus commerciale et donc plus festive. Le film pose clairement la question : « Qui a le monopole du bon goût ? » Or la question du goût est fortement liée aux appartenances sociales.

LES DÉBATS AUTOUR DE LA LÉGITIMITÉ DU GOÛT SONT INFINIS. AVEZ-VOUS D’AILLEURS VOTRE DÉFINITION DU BON GOÛT ?

C’est un débat qui a lieu depuis l’Antiquité ! En tant qu’actrice, je suis moi-même amenée à faire des choix et à décider de ce que j’aime. Ce qui est drôle, c’est que les films de Michel sont incasables ; ils ne sont pas assez populaires pour certains, pas assez auteuristes pour d’autres. Pour revenir au débat, j’aime discuter avec des gens qui ont des goûts très différents des miens. J’ai moi aussi des goûts qui m’appartiennent, mais j’essaye de ne porter aucun jugement sur ceux des autres. De toute manière, je me dis qu’une œuvre déplaira toujours à quelqu’un. L’important c’est qu’elle existe.

LA PREMIÈRE SÉQUENCE AVEC DAREDJANE EST TRÈS BELLE. COMMENT A-T-ELLE ÉTÉ MISE EN PLACE ?

Michel tenait à montrer le processus de création musicale, ce à quoi on n’assiste jamais lorsqu’on écoute un album. Récemment, on a pu assister à l’écriture d’une chanson des Beatles via un documentaire de plus de 7 heures ! Sans aller jusque-là, Michel insiste sur ce qui fait qu’on choisit un mot et pas un autre, etc. On a beaucoup chanté avec Judith [Chemla], j’avais appris un peu de basse électrique pour les besoins du film… Les séquences étaient très écrites, et heureusement car on parlait en termes techniques ! Michel avait fait un gros travail de recherche en amont.

LA FIGURE DE DAREDJANE VOUS ÉVOQUE-T-ELLE QUELQU’UN ?

Elle me fait penser à un mélange entre Catherine Ringer et Serge Gainsbourg. Dans les images d’archives, on la voit d’abord jeune et très timide ; elle pourrait correspondre à Gainsbourg dans sa première période. Puis plus tard elle adopte une posture Gainsbarre, beaucoup plus trash. C’est ce genre de figure tutélaire dont on a besoin en tant que jeune artiste. Je suis touchée par le discours du film autour de la transmission.

AVEZ-VOUS SONGÉ À LA CHANSON AVANT LA COMÉDIE ?

J’ai même débuté le cinéma en chantant ! Enfant, j’étais dans une chorale et un directeur de casting m’a repérée. J’ai donc passé ma première audition grâce à la chanson, et j’ai fait beaucoup de piano adolescente. De la même manière, mon désir de devenir actrice vient de la comédie musicale ; c’était mon genre préféré. Par ailleurs j’ai chanté lors de représentations à la Comédie-Française, où je suis restée pendant 7 ans. J’ai eu beaucoup de chance de me voir offrir ce rôle par Michel.

À VOTRE AVIS, QUELLE EST LA PLUS GRANDE DIFFÉRENCE ENTRE UNE CHANTEUSE ET UNE COMÉDIENNE ?

Lorsqu’on est acteur, notre travail consiste précisément à raconter d’autres vies que la nôtre. On apporte tout de même une moitié de nous aux personnages, mais il y a cette rencontre avec l’écriture d’un tiers. Pour une chanteuse comme Marcia, en revanche elle chante ses propres textes. Elle vient défendre ses idées. Or on demande de plus en plus aux chanteurs de se créer un personnage, voire de grossir les traits de leur histoire personnelle. Marcia n’arrive pas à jouer le jeu à ce niveau-là. En tant qu’acteur j’ai l’impression qu’on est moins sollicité, on a moins l’impression de se trahir puisqu’on « joue » sans arrêt ! Je pense aussi que les choses sont plus fragiles dans la musique depuis l’irruption des réseaux sociaux et de divers logiciels qui permettent à tout un chacun de se faire connaître. Il y a sans doute beaucoup plus de turnover, et donc il est plus difficile de trouver son créneau…

ON ENTEND PARFOIS QUE LES ARTISTES D’HIER ETAIENT PLUS LIBRES QUE CEUX D’AUJOURD’HUI. LA FIGURE DE DAREDJANE EN EST UN EXEMPLE CONCRET, NON ?

Disons qu’on est dans la nostalgie d’une époque qu’on n’a pas connue, tout comme l’est Marcia. Si on regarde en arrière, on est toujours écrasé par le nombre qui ont été produites avant nous ! On se dit : « À quoi bon écrire un livre puisqu’il en existe déjà tellement. » Marcia a le sentiment que Daredjane pouvait faire valoir des combats qui n’ont plus lieu d’être. Elle le dit texto : « Aujourd’hui, on n’a plus rien à raconter. » Personnellement, je crois que si l’on pense comme ça on ne fait plus rien. Sans se travestir, il est encore possible de faire passer des messages et d’innover artistiquement.

DIRIEZ-VOUS QUE LA FIN EST UNE HAPPY END ? LE RENONCEMENT DE MARCIA SONNE COMME S’IL N’Y AVAIT PLUS LA PLACE POUR DES CHANTEUSES COMME ELLE DANS CE MONDE…

C’est vrai que c’est un peu amer sur la figure de l’artiste, et en même temps on peut se dire qu’elle fait un choix radical pour ne pas se trahir. Marcia et Anthony inversent les rôles ; lui va sûrement devenir producteur de musique à Paris tandis qu’elle part vers la province pour faire un autre métier. On peut avoir plusieurs vies ! Dans cette fin, j’y vois surtout une jeune femme qui cherche à s’accomplir autrement et c’est très beau à voir.

Visuels de couverture & illustration : Rebecca Marder, Félix Moati – Les Goûts et les couleurs | Copyright Pyramide Distribution

Les Goûts et les couleurs
En salles le
22 juin 2022