Mémoire et retrouvailles Cette semaine chez UGC
Au programme des sorties du 5 octobre : une plongée sous tension dans les attentats de 2015, une sombre histoire de famille, les retrouvailles entre Julia Roberts et George Clooney, un portrait de femme délicat, et bien d’autres films à découvrir.
Ticket to Paradise 5 comédies qui célèbrent le divorce
Mercredi sort en salles Ticket to Paradise d’Ol Parker, qui fait de Julia Roberts et George Clooney un couple divorcé réunis malgré-eux par le destin… Pour l’occasion, on avait envie de revenir sur cinq films qui traitent, chacun à leur manière, du divorce et de la séparation.
Mascarade Le thriller de Nicolas Bedos se précise
Le quatrième long-métrage de Nicolas Bedos (La Belle Époque), en salles le 1er novembre, se dévoile dans un trailer suffocant. 
Novembre Entretien avec Cédric Jimenez
Après l’immense succès de BAC Nord, Cédric Jimenez confirme son statut d’égérie du cinéma d’action français avec un sujet risqué : les attentats qui ont ébranlé Paris en novembre 2015. Il impressionne encore par sa maîtrise de la tension et parvient à un résultat d’une grande dignité. 
The Bikeriders Une star de The Walking Dead au casting
Norman Reedus, l’interprète de Daryl Dixon, rejoint le casting du prochain film de Jeff Nichols (Take Shelter) centré sur un groupe de bikers dans les années 60.
La Conspiration du Caire Une bande-annonce sous tension
Le nouveau thriller politique de Tarik Saleh (Le Caire Confidentiel), récompensé du Prix du Scénario à Cannes, sort en salles le 26 octobre prochain.
L'Origine du mal Entretien avec Sébastien Marnier
Le réalisateur nous avait bluffés avec L’Heure de la sortie (2019) ; il réitère l’exploit avec ce film intrigant, qui s’affiche comme une expérience-limite au parfum chabrolien et au casting de feu, dynamitant au passage les fondements de la famille. On l’a rencontré afin qu’il nous livre quelques-uns de ses secrets de cinéma.
Un beau matin Touchée par la grâce
Devant la caméra de la sensible Mia Hansen-Løve, Léa Seydoux irradie dans un rôle plus intimiste qu’à l’accoutumée, où elle incarne une trentenaire écartelée entre la déliquescence de son père et son histoire d’amour naissante.
Yórgos Lánthimos And…action !
Après Mise à mort du cerf sacré (2017) et La Favorite (2018), le réalisateur grec s’entoure une nouvelle fois d’un casting d’exception pour les besoins de son prochain film.
Fumer fait tousser Le sentai de Quentin Dupieux se dévoile
Présentée en Séance de Minuit lors de la 75e édition du Festival de Cannes, la nouvelle fantaisie de Quentin Dupieux (Rubber, Le Daim), inspirée des séries télévisées japonaises, se révèle dans une première bande-annonce qui intrigue.
Boucle temporelle Jeudi soirée culte chez UGC
(Re)découvrez quelques-uns des films qui ont marqué l’histoire du cinéma grâce aux séances UGC Culte ! Au programme des séances d’octobre : l’un des meilleurs opus de la saga James Bond et une comédie existentielle portée par le génial Bill Murray.
The Woman King Afro Amazones
Qui n’a jamais rêvé Viola Davis en guerrière sanguinaire ? C’est le cas dans ce film furieusement afroféministe, qui entérine le retour triomphal de la blaxploitation et exhume l’histoire d’une armée féminine ayant réellement existé en Afrique de l’Ouest.
Octobre cultissime Dimanche soirée culte chez UGC
(Re)découvrez quelques-uns des films qui ont marqué l’histoire du cinéma grâce aux séances UGC Culte ! Au programme des séances d’octobre : un road-movie familial, un chef d’œuvre de science-fiction, une comédie fantastique débridée, une épopée spatiale poignante et un conte philosophique à la puissance visuelle indéniable.
Le Nouveau Jouet Drôle de remake
James Huth remet au goût du jour un classique de la comédie française, dans lequel Jamel Debbouze (Citoyen d’honneur) et Daniel Auteuil (La Belle Époque) succèdent aux incomparables Pierre Richard (La Chèvre) et Michel Bouquet (La mariée était en noir).
Le Sixième enfant Rencontre avec Sara Giraudeau
Déjà à l’affiche de La Page blanche récemment, la gracile Sara Giraudeau – du nom de son illustre père Bernard – réaffirme ses talents dans Le Sixième enfant, un thriller qui ausculte la maternité sous un angle social. Entretien avec l’actrice, qui irradie ce film âpre de son étrangeté naturelle.
L'Origine du mal
Entretien avec Sébastien Marnier
Le réalisateur nous avait bluffés avec L’Heure de la sortie (2019) ; il réitère l’exploit avec ce film intrigant, qui s’affiche comme une expérience-limite au parfum chabro...
Le réalisateur nous avait bluffés avec L’Heure de la sortie (2019) ; il réitère l’exploit avec ce film intrigant, qui s’affiche comme une expérience-limite au parfum chabro...
Il y a 11 heures Cette semaine
Mascarade
Le thriller de Nicolas Bedos se précise
Le quatrième long-métrage de Nicolas Bedos (La Belle Époque), en salles le 1er novembre, se dévoile dans un trailer suffocant. 
Le quatrième long-métrage de Nicolas Bedos (La Belle Époque), en salles le 1er novembre, se dévoile dans un trailer suffocant. 
Il y a 13 heures Coulisses
The Bikeriders
Une star de The Walking Dead au casting
Norman Reedus, l’interprète de Daryl Dixon, rejoint le casting du prochain film de Jeff Nichols (Take Shelter) centré sur un groupe de bikers dans les années 60.
Norman Reedus, l’interprète de Daryl Dixon, rejoint le casting du prochain film de Jeff Nichols (Take Shelter) centré sur un groupe de bikers dans les années 60.
Il y a 18 heures Coulisses
Un beau matin
Touchée par la grâce
Devant la caméra de la sensible Mia Hansen-Løve, Léa Seydoux irradie dans un rôle plus intimiste qu’à l’accoutumée, où elle incarne une trentenaire écartelée entre la déliq...
Devant la caméra de la sensible Mia Hansen-Løve, Léa Seydoux irradie dans un rôle plus intimiste qu’à l’accoutumée, où elle incarne une trentenaire écartelée entre la déliq...
Il y a 1 jour Cette semaine
Mémoire et retrouvailles
Cette semaine chez UGC
Au programme des sorties du 5 octobre : une plongée sous tension dans les attentats de 2015, une sombre histoire de famille, les retrouvailles entre Julia Roberts et George...
Au programme des sorties du 5 octobre : une plongée sous tension dans les attentats de 2015, une sombre histoire de famille, les retrouvailles entre Julia Roberts et George...
Il y a 1 jour Cette semaine
Fumer fait tousser
Le sentai de Quentin Dupieux se dévoile
Présentée en Séance de Minuit lors de la 75e édition du Festival de Cannes, la nouvelle fantaisie de Quentin Dupieux (Rubber, Le Daim), inspirée des séries télévisées japon...
Présentée en Séance de Minuit lors de la 75e édition du Festival de Cannes, la nouvelle fantaisie de Quentin Dupieux (Rubber, Le Daim), inspirée des séries télévisées japon...
Il y a 1 jour Coulisses

HAUTE COUTURE
Entretien inédit avec Nathalie Baye et Lyna Khoudri

À l’affiche de Haute Couture, second film de Sylvie Ohayon (Papa was not a Rolling Stone), elles interprètent Esther, couturière qui vit sa dernière collection, et Jade, une jeune femme qui découvre un monde complètement étranger au sien. Les deux comédiennes explorent pour nous leur rapport à leur métier et à la mode.

Label Spectateurs UGC

À l’affiche de Haute Couture, second film de Sylvie Ohayon (Papa was not a Rolling Stone), elles interprètent Esther, couturière qui vit sa dernière collection, et Jade, une jeune femme qui découvre un monde complètement étranger au sien. Les deux comédiennes explorent pour nous leur rapport à leur métier et à la mode.

HAUTE COUTURE - Entretien inédit avec Nathalie Baye et Lyna Khoudri - ILLIMITÉ

Qu’est-ce qui vous intéressait dans l’approche de Sylvie Ohayon ?

Nathalie Baye : Je ne la connaissais pas du tout auparavant et j’ai découvert une femme complexe, touchante, qui, quand elle a une idée, ne lâche pas. Elle a mis beaucoup d’elle dans Haute Couture, le film a connu des moments difficiles puis ses contours se sont arrondis pour ressembler exactement à ce que Sylvie cherchait.

Comme dans la composition d’un rôle, la couture demande beaucoup de soin, une attention et un travail minutieux. Quels étaient les enjeux de vos rôles respectifs ?

Nathalie Baye : L’enjeu, c’est de faire que le personnage soit le plus proche possible de la vision de la réalisatrice. En tant qu’actrice, on le fait vivre, exister, et il faut qu’il tienne la route, qu’il soit juste, et même éventuellement qu’on parvienne à le dépasser. J’ai demandé des lectures à voix haute car c’est à ce moment que l’on remarque les choses qui ne vont pas, où l’on note les répétitions, etc. Petit à petit, on apprend le texte, on s’imprègne du personnage, on se lance et puis parfois on peut aller dans le mur ou bien subitement ajuster. Et puis on finit par s’attacher au personnage ; on le laisse le soir et on le retrouve le matin. Ensuite, quand le tournage se termine, on est très content de le quitter parce qu’on en a marre (rires).

Lyna Khoudri : Même s’il y a une petite phase de dépression après le tournage !

Esther et Jade, vos personnages, nourrissent une relation tantôt antagoniste tantôt assez fusionnelle. Qu’avez-vous appris l’une de l’autre en jouant ensemble dans ce rapport toujours changeant ?

Lyna Khoudri : On s’est très, bien entendu tout de suite, ce qui nous a facilité la tâche !

Nathalie Baye : Je n’ai pas eu l’impression qu’on ait fait un travail tout à fait extravagant. Il est en effet plutôt question d’une entente immédiate entre nous, d’un choix de la réalisatrice de deux actrices qu’elle voyait bien fonctionner ensemble. Très vite, on a senti qu’on allait avoir du plaisir à jouer ensemble, peut-être parce qu’on a une façon similaire d’aborder notre travail.

Une question de discipline ?

Nathalie Baye : Oui, bien sûr, mais aussi quelque chose qui a trait au caractère de nos personnages. C’est comme faire un gâteau ou un voyage à deux. Il y avait des scènes très chouettes à jouer, tant dans une forme de violence, de dureté, que dans la complicité. Nous avons connu beaucoup de choses très différentes à jouer ensemble, des situations relativement variées. Pour un acteur ou pour une actrice, c’est quelque chose de très agréable.

En tant que figure publique, vous portez souvent des tenues somptueuses. Le film a-t-il changé votre rapport à la mode ?

Lyna Khoudri : Je considère ce domaine de façon plus complète et plus complexe désormais ; je vois au-delà du vêtement. Lorsque je regarde le détail d’une robe, j’imagine qu’il y a eu des heures de travail dessus ainsi que de nombreuses retouches. Je vois les choses avec beaucoup plus de relief.

Nathalie Baye : On constate qu’il s’agit d’un métier incroyablement difficile et rigoureux. Ces femmes travaillent très souvent debout, se penchent constamment, ont les yeux fatigués. Elles fabriquent des robes qui coûtent une fortune et qu’elles ne seraient pas en mesure de s’offrir, mais elles sont fières de leur métier, sûrement pas dans l’aigreur. C’est quelque chose qui m’a beaucoup touchée.

Lyna Khoudri : La vraie richesse se trouve au-delà de la valeur pécuniaire à leurs yeux ; elle s’incarne dans les heures de travail, dans la perfection du geste.

« Aux yeux des couturières, la vraie richesse se trouve au-delà de la valeur pécuniaire ; elle s’incarne dans les heures de travail, dans la perfection du geste. » – Lyna Khoudri

Le film porte l’idée d’apprendre ou d’avoir un métier pour s’émanciper, pour se trouver. Qu’en pensez-vous ?

Nathalie Baye : C’est vraiment une réplique qui compte beaucoup dans le film et qui m’a beaucoup parlé. Effectivement, les gens vont souvent vous dire qu’ils ont un « boulot », or Esther, mon personnage, souligne : « Un boulot, ce n’est pas un métier. Un métier, tu en es fière, tu peux le transmettre. » J’ignore de quelle façon les jeunes d’une vingtaine d’années recevront cette phrase mais j’espère qu’elle touchera certains d’entre eux parce que, subitement, ça donne envie subitement d’aller plus haut.

Lyna Khoudri : Exactement. J’aurais aimé entendre cette phrase plus tôt. Je discute beaucoup avec mon frère de 17 ans sur ce qu’il veut faire de son avenir, ce qu’il va faire après ses études, etc. À son âge, j’avais très envie d’avoir de l’argent pour partir en vacances avec mes copines et j’ai fait plein de petits boulots. Et puis, il y a un moment où j’ai eu un déclic et où je me suis dit : « Je veux faire un métier. »

Esther et Jade partagent deux traits communs, la solitude et la combativité. Peut-on rapprocher ces caractéristiques du métier d’actrice ?

Nathalie Baye : C’est un métier où, sur un tournage, on est très nombreux, et puis, tout d’un coup complètement seul. Il n’y a pas très longtemps, j’ai tourné un film au Liban et je me suis retrouvée tous les soirs seule dans une grande chambre à attendre. À vrai dire, ce n’est pas pour me déplaire. Il est très agréable d’être entourée mais on a aussi besoin de solitude, de repos, de rêveries… Il y a des moments où j’ai un grand besoin de silence.

Lyna Khoudri : Ce contraste peut être violent mais je suis d’accord avec Nathalie, il est extrêmement important de se garder ce temps-là de solitude, de pouvoir s’entendre et s’écouter.

HAUTE COUTURE
En salles le
10 novembre 2021